La période gallo-romaine

Ø      Briord

·        Sur Plaine ; nécropole et bâtiment rural du Bas-Empire.

Six tombes du Bas-Empire (III-IVe siècles) y ont été découvertes en 1892. Pour trois, on dispose d’éléments assez précis :

    -  la première est en pleine terre et accompagné d’un vase ;

    -  la seconde est probablement en cercueil avec un abondant mobilier funéraire (une vingtaine d’objets dont 2 vases, 1 coupe, 2 plats et 1 assiette) ;

    -  la troisième est en sarcophage et correspond au cippe connu de Connius Tyticus. Elle appartient à  un monument funéraire insigne dont quelques blocs sont encore visibles.

En 1965, la S.H.A.B.E. dégage le mur (III-IVe siècles) de soutènement du monument funéraire à sarcophage et cippe.

En 1982, la S.H.A.B.E. dégage, à proximité, un autre mur de soubassement (appui de sablières basses) d’une architecture de terre et de bois             (III-IVe siècles).

·        Les Plantées, nécropole d’une communauté gallo-romaine.

Entre 1958 et 1980, la S.H.A.B.E. fit des fouilles dans cette nécropole que les sondages de l’abbé Grange avaient révélée en 1956. Le site est occupé à partir du règne de Tibère (14-37 après J.-C.). L’inhumation y est pratiquée mais, à partir de Vespasien (69-79 après J.-C.), l’incinération devient dominante.

Les inhumations (20) sont le plus souvent en pleine terre. Les corps sont inhumés parés et les offrandes sont systématiques. La découverte, ancienne, d’un sarcophage d’enfant avec épitaphe dédiée sous l’ascia semble être de cette période.

Fibules de la tombe 341 (Haut-Empire)


Les incinérations (98) indiquent que les corps, habillés et accompagnés de nombreuses offrandes, subissent une crémation poussée au bûcher funéraire. L’ustrinum n’a pas été identifié aux Plantées. Les restes du bûcher sont déposés dans une fosse, en général parallélépipédique, à la différence la pratique courante en Gaule qui consiste à regrouper dans une urne les produits du bûcher (3 urnes funéraires à Briord pour 98 incinérations). Un petit coffre est brûlé sur place (effets personnels du défunt ?). Souvent les offrandes sont brisées avant d’être déposées dans la fosse et le naulum est fréquent.

La poursuite de l’occupation de la nécropole au Bas-Empire (III-IVe siècles), semble se faire avec des inhumations, en pleine terre et sans mobilier.

                                                    

Vase voïde (Haut-Empire)

trouvé dans une inhumation T16



Flacons en verre: Haut-Empire


Incinération avec urne reconstituée au musée de Briord


                           

·        L’aqueduc antique de la Briarette.

Cet ouvrage qui traverse la colline du même nom est anciennement connu. La longueur de galeries atteint 197,20 m pour une largeur comprise entre 1,5 et 2,5 m et une hauteur de 2 à 3 m. L’altitude du côté de Montagnieu est à 241,25 m (entrée) et celle du côté de Briord de 240,50 m (sortie). Cet ouvrage devait dériver les eaux de la Brivaz en conduite et système de retenue. On pouvait alors disposer, côté Briord, d’un réservoir d’environ 700 m3 pouvant alimenter un ou plusieurs moulins disposés en contrebas de la sortie.

·        Les Carrés.

A l’Est du village actuel, M de Klijn, a identifié plusieurs habitations et leurs annexes pendant les fouilles réalisées, entre 1985 et 1990. Ces bâtiments étaient en pierres avec sols bétonnés, canalisations et bassins. Des allées empierrées traversaient l’ensemble et une activité de métallurgie a dû s’y dérouler (fosse à scories). Ce secteur a été abandonné au cours du IIe siècle et une petite tombe à incinération, tardive (fin IIe-début IIIe siècle), a été découverte dans un bâtiment délaissé.

·        Le village actuel.

Le vicus antique de Briord se trouve sous le village actuel. Les découvertes ont toujours été nombreuses mais, malheureusement, dispersées. Parmi les trouvailles remarquables, il faut citer un autel à Mercure, trouvé au XVIIIe siècle, élevé par les dons volontaires d’une corporation (celle des nautes ?), trouvé dans l’ancien cimetière et qui laisse à penser qu’il existait un temple à cette divinité sous l’église actuelle.

Statuette de Mercure trouvé à Briord dans un puits (musée de Grenoble)

·        Le Pontonnier.

En aval du village actuel, au bord du Rhône, un sondage de la S.H.A.B.E. en 1981 et des fouilles de H. de Klijn, plus tard, ont montré un entretien régulier du lieu entre le Ier et le IVe siècle sans véritables installations portuaires.

 

Ø      Les alentours de Briord

·        Montagnieu ; le Pré de la Cour.

Importante occupation au Ier siècle avant J.-C. et au Ier siècle après J.-C.

·        Serrières-de-Briord ; les Grandes Terres.

Plusieurs occupations entre le Ier et le IVe siècle après J.-C. Un bâtiment central et des annexes ; activité métallurgique, tissage, stockage de céréales et petite zone funéraire.

·        Serrières-de-Briord ; la Grande Chanaz / les Allouets.

Occupation du Ier au IVe siècle après J.-C. Ensemble de petits bâtiments de 2 à 3 pièces ; activité métallurgique, fabrication de tuiles.

·        Serrières-de-Briord ; les Terres Rondes.

Autour de la butte de la chapelle saint Léger ; villa ( ?) aux Ier et IIe siècles après J.-C., autres aménagements entre le Ier et IVe siècle, site funéraire du Bas Empire ou haut Moyen-Age.